lundi 19 décembre 2016

"Le Temps aimant" (Yu Man au pays des Ecrins)


Rien n’est aussi difficile que de trouver le ton juste pour parler de ce qu’on aime le plus. 
J’ai un pays de cœur et je cherche depuis des années comment vous en parler vraiment.
Dans ce pays, les hauteurs m’éclairent (ou m’ombragent, cela dépend), mais c’est la terre qui me nourrit. Entre des hivers interminables et des automnes élastiques, j’y ai découvert un printemps sans lenteur, un bourgeonnement à l’œil presque nu… Et j’ai vécu des étés de Provence avec de frais matins.

Alors pour ma première expo au pays des Ecrins, je vous parlerai de cela : de ce temps qui passe et me ravit, mois après mois, dans ces contrées d’en haut où je me fais reste-à-terre. Pour cela, j’ai réalisé treize dessins végétaux — parfois à la limite de la sculpture — dans lesquels mon clone Yu Man promène sa chaise et ses lectures poétiques dans les saisons de cette montagne.

Parfois, il se pose au bord d’un lac ou sur une crête, lisant à l’ombre des sommets. 

Juillet au lac Tuckett avec V. Hugo

Parfois, il préfère l’intimité des villages.

Novembre à Ailefroide avec Y. Bonnefoy


Les treize originaux de cette série seront exposés du 26 décembre 2016 au 17 avril 2017 à la bibliothèque de Puy-Saint-Vincent. Une exposition à lire, puisqu’à chaque œuvre est associée une poésie choisie, classique ou contemporaine. (Dossier de presse disponible ici)
Ces dessins illustrent le calendrier 2017 d'ARySQUE (19€, me contacter).



A créer ces dessins, cet automne dans mon atelier parisien, il m’a semblé respirer les parfums de là-haut dont je me languissais. Ce fut un grand bol d’air qui décupla mes forces : en à peine plus d’un mois, je bouclais la préparation de cette expo et de celle des Minis du Génie à Paris (jusqu’au 31/12 à la Galerie du Génie). Dans le même temps, je formalisais enfin, avec l’aide de quelques-uns, un avant-projet artistique, culturel, social et pédagogique dont je rêve depuis des lustres et qui s’agite maintenant comme s’il était enfin prêt à naître ! 

Comment vous dire ?
Tant qu’il nous reste des forces, on n’a pas le droit de baisser les bras, pas le droit de résister au bonheur qu’offre la possibilité d’un rêve.
Alors, c’est vrai que les temps sont pires qu’incertains, c’est vrai que ça fait mal tous les jours de regarder le monde… Mais quand même, je vais oser : très belle fin d’année à tous et la suivante meilleure encore !

A bientôt.

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