mardi 23 décembre 2014

1 livre, 1 carte de vœux et 1 calendrier aux éditions MaPomme



Qu'y a-t-il de commun entre SEYRAQ et ARySQUE ?
Ben moi, en fait, parce l'un comme l'autre sont mes doubles et peu ou prou des anagrammes de mon nom de jeune fille.
Dans le détail, ARySQUE est le nom sous lequel je signe chroniques et dessins depuis quelques années, tandis que Seyraq est le nom d'un personnage et le titre d'un livre que j'écrivais et illustrais en 2010 pour raconter comment je me suis mise à aimer la montagne avec passion. Celui-ci, je l'ai signé de mon nom, parce que c'est un nom de montagne — Queyras — et y ai ajouté celui de mon époux parce qu'on partage ensemble cette même passion pour les hauteurs. 
Ce n'est pourtant pas dans le Queyras que vous promène Seyraq, mais en Vanoise et dans le massif du Mont-Blanc.

Si je vous raconte ces histoires anciennes c'est qu'ayant été conviée à exposer quelques originaux de cet ouvrage lors des Rencontres des peintres de montagne qui se tiendront à Romans sur Isère dans la Drôme du 16 janvier au 1er février (je vous en reparle très bientôt), j'ai décidé d'investir et de faire un tirage limité dudit livre. 
50 exemplaires ont donc été tirés et fort bien imprimés au format 21x21cm. Chaque exemplaire compte 108 pages et environ 80 dessins réalisés à l'encre, au sable, etc.
Il est en vente à 20€ l'exemplaire (+3,30 € de frais de port en France métropolitaine).
Pour en faire l'acquisition, contactez-moi.

Et puisque l'année touche à sa fin, voici venu le temps de vous proposer de poser sur votre mur un calendrier pour y noter vos rendez-vous, vos sorties et tout ce que vous voulez pour toute l'année 2015 (20 € également).




Et si vous êtes de ceux qui, en ces temps de mails et de réseaux sociaux, restez des adeptes des missives de papier, je vous propose d'utiliser un de mes petits dessins pour envoyer vos vœux. La carte de vœux coûte 1€ pièce.


Pour les uns comme pour les autres, si vous ne savez pas où me trouver, écrivez-moi un mail en passant par .

En attendant de vous lire, je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année. A très bientôt.

vendredi 12 décembre 2014

Back to Paname

 
Mon silence fut si long que c’est à peine si j’ose me montrer devant vous. Que vous dire sinon que je n’ai rien fait ou presque et que ma seule excuse est que mon corps, encore, a fait défaut.

25 septembre 2013.
Je venais d’achever le catalogue des Reste-à-terre et je m’imaginais le porter ça et là en quête d’un lieu qui voudrait bien exposer ces petits formats.
Auparavant, il fallait que je règle une claudication intermittente en me faisant poser dans une artère, une prothèse en forme de ressort. Quelques jours et une petite maladresse chirurgicale plus tard, je claudiquais de l’autre jambe et me trouvais défaite, herbe coupée sous mes pieds lourds, ambition ravalée, moral en berne… Me hantaient cette déception de ne pouvoir courir à nouveau et surtout, ce souvenir douloureux de l’amputation qu’on me fit, il y a deux ans, et que je croyais — naïve ! — avoir pleinement assumée.

Je me suis battue.
Casque sur les oreilles (je ne sais pas me passer de musique), j’ai marché des heures, jour après jour, pour que le sang passe, fluide, dans ma nouvelle prothèse (et de 2 !). Ce fut ma consolation : Paris est une ville sublime et j’ai goûté avec un plaisir immense les petits passages, les murs de pierre, les lampadaires, l’eau, les animaux (vrais et faux), la flore…
Mais les muses sont demeurées muettes. Seul m’est resté vivace ce regard que je pose autour de moi et que j’ai figé dans des dizaines de clichés.


 Alors en attendant que les muses se mettent à nouveau à bavarder, en attendant que je vous présente — comme toujours en décembre — calendrier mural et carte de vœux ; en attendant aussi que je vous parle des Rencontres des peintres de montagne auxquelles je participerai fin janvier, je vous convie là tout de suite, à me suivre huit minutes dans les rues et les jardins de Paname, en écoutant Moanin’ de Mingus, parce que ça va vite, aussi vite que cette ville où j’aime aller lentement.
Bonne ballade et à très bientôt.