vendredi 30 août 2013

Ambiance guerre froide dans le n°48 de la Semaine ARySQUE

Le numéro 48 de la Semaine ARySQUE est en ligne.
Un numéro plus pictural et moins dessiné : la crise syrienne et le grand désordre mondial de ces derniers jours méritaient un traitement spécifique.

Pour découvrir ce numéro quelque peu fâché avec l'ONU et le Conseil de sécurité, cliquez sur sa Une :


mardi 27 août 2013

Dans les yeux des gosses gazés



100 000 morts et deux millions de réfugiés. La froideur des chiffres n'aura pas suffi et malgré l'horreur répétée, mois après mois, par le HCR, Human Rights Watch et nombre d'observateurs, la guerre s'est poursuivie en Syrie, sous le regard plus ou moins appuyé des médias qui égrenaient jour après jour, le nombre de morts.

Nous étions là, impuissants, devant nos écrans, nos pages imprimées et nos postes de radio et nous avons plus souvent qu'à notre tour étouffé un cri d'effroi, la main plaquée sur nos bouches inutiles, appelant de nos vœux que quelque chose - enfin ! - mette fin au conflit.
Puis l'horreur absolue de l'innocence assassinée nous a sauté dessus. Nous le savions bien sûr, on s'en doutait, mais quand nos yeux nettoyés ont croisé le regard éteint des enfants gazés, il devint impossible de regarder ailleurs : des centaines de gosses, morts, froidement, sans une goutte de sang. Une mort incolore et inodore… Gazés, vous dis-je !

Alors, dans les chancelleries, on dénombre ses avions, on inventorie les réserves de munitions, on compte ses sous. Certes, la guerre en Syrie ne commencera pas cette semaine ; elle ne débutera nullement avec l'arrivée des Occidentaux dans le ciel syrien. La guerre en Syrie a duré et elle s'enlise (100 000 morts dont l'immense majorité au cours des derniers mois) : il s'agit que cela s'arrête… nous allons donc entrer en guerre… en espérant que la bataille sera courte et décisive (elle l'est rarement…).

Mais pourquoi maintenant et pas plus tôt ? Parce qu'il fallait les yeux définitivement clos de minots hauts comme trois pommes, étalés sur nos écrans pour justifier une action qui, ailleurs, n'est jamais menée : ni pour les femmes du Kivu, ni pour les Palestiniens incarcérés et spoliés, ni… J'en passe et des pires. Il fallait cela, ce massacre de trop, ces images d'enfants gazés qui réveillent de trop sinistre souvenirs dans nos mémoires laminées. Quelque chose qui fasse de l'ignominie en Syrie, quels qu'en soient les chefs d'orchestre, un crime d'exception, pire que les autres.

Mais il est bien tard et nous le savons : s'il faut évidemment que cela cesse, rien désormais, ne pourra plus éviter le chaos.
Il est bien tard !
 

vendredi 23 août 2013

Le retour de la Semaine ARySQUE

Le numéro 47 de la Semaine ARySQUE est en ligne et vous parle de Dieu…

Mais avant cela, une pensée très triste pour les centaines de gamins tombés cette semaine dans la banlieue de Damas, une larme en 4 dessins contre l'horreur absolue de l'innocence assassinée. :-((




 Pour lire le numéro 47, cliquez sur sa Une ci-dessous


mardi 20 août 2013

De retour, la tête dans les étoiles


Non, je ne suis pas venue taquiner ce blog pendant mes vacances et non je n'ai pas fait le moindre croquis sur l'actu, pas le moindre texte engagé.
Sans sujet, sans raison, j'ai laissé aux fleurs de mon jardin le soin de titiller les muses. 
Il faisait chaud — même là-haut ! — et j'ai arrosé à grande eau mes fleurs et mes papiers. Aléatoire, j'ai jeté mes encres pour ne pas jeter l'ancre et pris la poudre d'escampette sur mes feuilles éclaboussées.


Parfumée à la violette (la poudre d'escampette). Technique mixte sur papier torchon. 31 x 41cm.



La Confusion des sentiments, encre et feutre sur papier torchon, 18 x 26 cm





L'été en gerbe, encre et feutre sur papier torchon, 18 x 26 cm

Mon homme volait tout près, à portée d'yeux. 
Moi, je n'avais d'yeux que pour mes fleurs : les panicots et les lys, les asters et les phlox, toutes celles dont j'ignore le nom… et ces hémérocalles, lys d'un jour que je cueillais, une fois fanés, pour les éclater sur mes papiers, leur voler leurs pigments, leurs teintes indélébiles.


Je divague à l'hémérocalle, technique mixte sur papier torchon, 36 x 51 cm
Quand la nuit tombait, le ciel d'août faisait festival d'étoiles filantes. Enfoncée dans une chaise longue pour observer sans torticolis, je me suis vue minuscule mais riche, apprivoisée que j'étais par ce jardin et par son ciel.

Le Petit prince, encre et feutre sur papier torchon, 36 x 51 cm
Alors, je vais essayer de rentrer pour de bon. 
Mais permettez, j'ai pris la poudre d'escampette et j'en savoure encore la liberté.