vendredi 26 avril 2013

Le n°37 de la Semaine ARySQUE

Comme chaque vendredi, voici venu un nouveau numéro de la Semaine ARySQUE.
Au sommaire de ce numéro 37 (dans lequel j'avoue avoir recyclé un ancien dessin, faute de temps) : le mariage pour tous, les prétentions électorales de Frigide, le voyage en Chine du président et aussi : l'attentat en Libye, l'Irak, le Pakistan, Dacca…

A découvrir en cliquant sa Une ci-dessus.

Bonne lecture.


mardi 23 avril 2013

Les petits de Serval

Certes, rien n'a encore été revendiqué et l'on sait peu de choses sur l'attentat perpétré au petit matin contre l'ambassade de France à Tripoli. Mais à moins de 24 heures du vote de la prolongation de la mission Serval, difficile de ne pas faire de lien entre cet attentat et la guerre que mène la France au Mali.

En janvier, lorsqu'était attaqué le site gazier algérien d'In Anemas, c'est ce conflit qu'ont vitupéré les djihadistes. Même évocation lors de la première vidéo diffusée par Boko Haram sur l'enlèvement des sept otages français au nord du Cameroun. Il y a donc quelques raisons de croire que l'attentat de Tripoli n'est pas, cette fois encore, sans lien avec le vote d'hier.

C'est que l'Azawad fut pour les Djihadistes un conflit différent, une vraie guerre, avec une stratégie d'occupation des vaincus construite, s'appuyant sur quelques alliés bien choisis et bien manipulés. Sur ce point, la feuille de route rédigée en juillet par Aqmi et retrouvée par RFI et Libération en février, est limpide : le conflit au nord du Mali était, selon l'auteur de ce document, Abou Mossad, la première "expérimentation djihadiste", "une graine qui peut donner un bel arbre". C'est dire quels espoirs avaient été placés dans cette guerre par Al Qaida. François Hollande avait donc raison d'affirmer qu'il menait là-bas la "guerre contre le terrorisme". L'ennemi aurait du riposter. Mais il ne l'a pas fait au Mali où il a lâché les villes les unes après les autres sans opposer de sérieuse résistance. Il le fait donc ailleurs.

C'est ainsi que nous retrouvons les méthodes habituelles des terroristes : prises d'otage, attentats sporadiques où l'explosion tonitruante fait spectacle, voitures en flammes, etc. Le tout savamment orchestré par quelques campagnes de communication sordides et rondement menées. 

En Libye — où  la France a tellement joué avec le feu qu'il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle s'y brûle (cf. par exemple les liens douteux entre Kadhafi et Sarkozy) — la situation est encore assez peu maîtrisée pour qu'il ne soit pas très compliqué de déposer quelques bombes. Du coup, on en vient presque à s'étonner que cet attentat ait été commis à une heure si matinale, devant une ambassade quasi déserte, alors qu'hier encore ce même lieu accueillait quelques députés français pour une réception… Deux blessés dont un grave, alors même que le bâtiment n'est plus que ruine : cet attentat là ne fut pas une tuerie — il aurait pu être "un carnage", commentait Laurent Fabius — , mais il a tout d'un sérieux avertissement !

A l'heure du retour des premières troupes française, on se dit que la guerre contre le terrorisme - dont le terrain dépasse largement les frontières poreuses du Mali - est loin d'être gagnée.

vendredi 19 avril 2013

Le numéro 36 de la Semaine ARySQUE

Après quelques semaines d'absence, c'est le retour de la Semaine ARySQUE.
Au sommaire de ce numéro 36 : l'actu en France, les élucubrations de Bachar, le Venezuela, les Etats-Unis, etc. et quelques nouveautés picturales tout juste sèches.

Pour découvrir ce nouveau numéro, cliquez sur sa couverture printanière.
Bonne lecture.


jeudi 18 avril 2013

"Je dis TU à tous ceux qui s'aiment"*


Non mais qu'est-ce qu'ils ont tous, ces dingues, à placer le mariage hétéro au centre de la société ? Où voient-ils encore que le couple marié forme une famille durable et inébranlable sur laquelle pourrait se baser tout le ciment social ? D'où sortent-ils cette idée saugrenue que la société devrait se faire le reflet des lois de nature (et d'ailleurs n'ont-ils jamais croisé de chiens sodomites ?) ?

Cela fait belle lurette qu'à part dans quelques communautés aux opinions religieuses bien ancrées, on n'attend plus de se marier pour fonder une famille. Aujourd'hui, les gosses sont demoiselles et damoiseaux d'honneur de leurs parents plus souvent qu'à leur tour, si tant est que les parents se marient un jour. Aujourd'hui, on divorce dans presque la moitié des cas… Je vous laisse imaginer dans quelle mouise nous serions si l'on devait fonder la société sur une institution aussi volage…

Pourtant, pour être tout à fait franche, le mariage pour tous, avant, je m'en foutais. Il me semblait même que le pays avaient d'autres priorités, que la lutte contre les licenciements boursiers, la fraude fiscale, etc. étaient autrement plus urgents. J'avais beau trouvé ridicule ce déferlement de bigottes et bigots n'ayant que très peu à envier aux salafistes et autres coincés de la tolérance, je m'agaçais de la manière dont le gouvernement se servait de cette loi progressiste pour masquer tous les autres reniements…

Je m'en foutais mais je savais que si j'avais du voter, j'aurais voté OUI au mariage pour tous, juste par amitié, juste parce que je crois dur comme fer que dans ce monde pour le moins brutal, on doit, en toutes circonstances, encourager ceux qui veulent hurler qu'ils s'aiment.

Mais là, aujourd'hui, après avoir vu les visages tuméfiés, les boucles d'oreille arrachées, les copines traitées de putes, après avoir entendu cet idiot de Philippe Cochet s'emporter qu'on voulait "assassiner des enfants"… je me sens furieusement solidaire de ces amants et amantes qui brûlent d'amour et que hante le désir de se passer la bague au doigt.

Alors je dédies ce petit post à tous les gays, à toutes les lesbiennes, à tous les trans et même aux hétéros.
Aimez-vous les uns les autres, brothers, et fuck les fachos !

* Jacques Prévert, in Barbara

mardi 16 avril 2013

No comment

Cette fois, je n'ai pas même l'excuse de l'imminence des portes ouvertes de mon atelier pour expliquer ce long silence. 
La vérité c'est que quand le printemps de dimanche a éclairé mon atelier comme il ne l'avait pas fait depuis des mois, quand j'ai pu ouvrir les fenêtres en grand, entendre les bruits estivants de la rue, les gosses qui tapent dans le ballon et ce parfum des arbres explosant de fleurs… je n'ai eu envie que de peindre. Peindre pour peindre, pour le plaisir de mélanger mes pigments et mes liants, pour le bonheur d'étirer la couleur, de laisser filer mon trait. 
Enjouée j'étais et je fredonnais des chansons d'avant, des trucs légers et frais… un écureuil à Central Park… et comme ça, en chantonnant du Nougaro, j'ai dessiné "il me fait pouet pouet !"


Love me doux, technique mixte sur et sous toile, 80 x 100 cm


Mais comme la presse dans son ensemble annonçait comme un événement très attendu, la déclaration de patrimoine des Ministres, le sujet, forcément commençait à m'occuper l'esprit.
Alors j'ai peint la seule chose que me musardait ce non événement, une toute petite petite moquerie : un frimeur que gaussent des sceptiques incrédules et morts de rire. A part cela, no comment.

Pas jobards, technique mixte sur papier torchon, 26 x 51 cm

vendredi 12 avril 2013

C'est ce soir !

Voilà, c'est prêt.
Ne restent que quelques préparatifs culinaires, quelques courses et d'ultimes rangements et hop ! je serai prête à vous recevoir.
En attendant et pour vous mettre en appétit, petite sélection de ce que vous pourrez voir en vrai ce soir : des petits dessins et des grandes toiles… mais pas que.

A ce soir !

video

mercredi 10 avril 2013

Ouverture d'atelier : J-2


Affaire Cahuzac et choc de moralisation, crise coréenne et fusion d'une partie des rebelles syriens avec AlQaida, Rapport d'Amnesty sur la peine de mort et émiettement des ambitions d'Obama contre les armes aux Etats-Unis… Une semaine chaude et pourtant : je n'ai pas mis un mot sur ce blog, ni nulle part ailleurs.

C'est que je m'affaire et me démène, moi, loin des longs discours et des promesses de faire moins pire : l'atelier est rangé et nettoyé, les œuvres d'Aql ont été remisées (enfin… celles qui rentraient dans les placards), la sélection de dessins d'ARySQUE a été mise au mur sur fond de craft noir, les toiles sont accrochées… 
Restent quelques défis à relever : où planquer l'imprimante et l'ordinateur pour transformer le bureau en buffet ? Comment dégonder la porte avec un bras pas encore très costaud ? Comment distraire votre ascension dans mes étages ? J'en passe…

N'ayant que deux bras dont un ramollo, je n'ai donc pas eu le temps de croquer et de commenter les faits et je doute fort qu'il y ait un numéro de la Semaine ARySQUE ce vendredi. 
J'entends déjà les mauvaises langues qui s'exclament : "Ah ben elle était plus bavarde quand ils s'agissait de Sarkozy !". Mais en vrai, je m'en tape des mauvaises langues : après-demain, je vous vois de visu en mon atelier et vraiment, cela m'enchante…

Au plaisir de vous voir.


vendredi 5 avril 2013

En préparant le 12 avril

Atelier sens dessus-dessous, accrochage délicat… j'en passe et des biens pires : il me faut ranger, nettoyer, recycler, jeter, gratter, détruire, reconstruire…
Pour recevoir un petit carton et voir le résultat de ce chamboulement vendredi prochain, contactez-moi


mercredi 3 avril 2013

Menteurs et voleurs


Non ! Je ne veux pas sombrer dans le discours populiste du "tous pourris". Non ! Je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu des haineux et des blasés. Même, j'en veux à Coppé, NKM et consorts qui bichent et se délectent, s'évertuant à faire tomber l'accusation sur tout un camp, tout un gouvernement : ils mettent de l'eau au moulin des belliqueux que l'on entend aux deux extrémités de l'échiquier politique. Ils font le jeu des ennemis de la république en entonnant le dangereux refrain du "tous coupables", eux qui, pourtant, feraient bien de faire profil bas : l'UMP ne manque ni de menteurs, ni de voleurs. Nul n'a oublié les démentis d'Eric Woerth.

Mais vrai. Ce matin, je suis bien obligée d'admettre que les ténors de la droite n'ont pas tout à fait tord : la "république exemplaire" a fait long feu et l'incompétence du gouvernement est de plus en plus criante, tant sont légion les cafouillages et les dédits, les reculs et les atermoiements.
Le gouvernement cherchait à retrouver la confiance des Français ? Mais les Français haussent les épaules et lèvent les yeux au ciel dès que ce mot de confiance est évoqué : qui peut croire les menteurs, qui peut faire confiance à un voleur ? D'ailleurs, le premier qui a menti, c'est le Président lui-même qui, en temps de campagne, annonçait des temps nouveaux ; un changement qui ne vient pas et qui ne viendra pas. Qui peut croire un président qui accusait les puissances financières et accepte au sein de son gouvernement un exilé fiscal, un tricheur aux accointances douteuses avec les laboratoires pharmaceutiques ? Je n'attends même pas la communication de crise de l'Elysée pour poster cet article : nous étions déçus, nous voici écœurés, pas vraiment surpris.

Alors, ce matin, les Socialistes marchent les yeux rivés au sol et la gorge serrée par la honte. Ce matin, je ne vois plus comment les défendre et je ne sais plus quel argument opposer aux extrémistes de tous poils, sinon que sans doute, ceux-là feraient de même s'ils étaient au pouvoir (Jean-Marie Lechevallier, par exemple, avait lui-même quelque peu abusé des fonds destinés à la jeunesse de Toulon quand il en fut maire).

Toujours est-il qu'aujourd'hui, nul — ni à droite, ni à gauche — n'est capable d'imaginer de solution réaliste à la crise, de remède à la montée des haines et des fondamentalismes. Nul n'est capable de comprendre ce monde qui change, de mener des débats de fond. C'est donc sur le terrain des affaires que se joue la joute politique et je ne serais pas surprise d'entendre parler très prochainement des affaires de l'UMP. Comme la semaine dernière, quand se succédèrent Cahuzac, Lagarde et Sarkozy au chapitre des scandales financiers, le FN bichera et la haine croîtra, encore un peu plus.
Allez Marianne, accroche-toi : il te reste quelques précieuses vigies. Merci Mediapart.